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27 mars 2015

10 films qui ont changé ma vie

Bonjour mes lapins,


Je vous ai tellement parlé de couture ces derniers temps que j'avais envie de faire quelque chose d'un peu différent. 

Depuis mon adolescence, je regarde beaucoup, beaucoup de films. Des biens, des moins biens, des films qui me marquent, d'autres que j'oublie immédiatement. Des films te font te sentier super bien, ou très mal. Et dans cet immensité de films que j'ai vus, il y en a quelques-uns qui m'ont vraiment marquée, et qui ont changé ma vie. Non, je n'exagère pas : ce sont des films qui m'ont révélé quelque chose qui font la personne que je suis aujourd'hui.


(Je me doute de l’intérêt très relatif de cet article. Mais on ne peut pas être au top de sa créativité tout le temps, et j'avais envie de parler de ces films.) (Et puis on est vendredi, et vendredi, tout est permis. Et puis ça vous donneras des idées de films à mater ce week-end.)


1. Almost famous (presque célèbre)


almost famous presque celebre baignoire

C'est LE film qui a vraiment, vraiment influencé ma vie. Non pas qu'il m'aie appris des choses importantes sur La Vie, non pas qu'il y aie de message hautement philosophique dans ce film ( mais beaucoup de gens ivres), mais parce que je l'ai vu au bon moment. Et qu'il m'a fait découvrir la musique.

J'avais 16 piges, et c'était l'été le plus chaud depuis un million d'années et demie. J'avais trouvé un petit boulot dans une supérette, ou je m'ennuyais à mourir et pour lequel j'étais très mal payé ( si mes souvenirs sont bons, comme je n'étais pas majeure, mes patrons avaient le droit de me payer moins que le smic, ou alors mes souvenir sont foireux et c'est juste que je travaillais pas beaucoup d'heures par semaine) . Mais ce boulot avait le gros avantage de me donner une très bonne raison de ne pas partir en vacances avec mes parents, et je m'étais dit que j'aurais un mois entier de liberté totale, toute seule chez moi, et que je ferais plein de fêtes avec mes potes. 

Sauf que ça ne s'est pas déroulé exactement comme prévu. Mes parents considéraient que si j'étais assez grande pour trouver un boulot et ne pas partir en vacances avec eux, je ne l'étais pas assez pour rester toute seule pendant un mois. Je me suis donc retrouvée à passer l'été chez ma grand-mère qui, si elle est d'une extrême gentillesse, n'est pas la personne la plus funky du monde et plutôt vieille école. Interdiction de sortir après 21h, et impossible de faire le mur, parce que la maison de ma grand-mère possède plus d'alarmes et de barreaux aux fenêtres qu'une prison de haute sécurité (elle a "un peu" peur des cambrioleurs) . 

Pour rajouter à tout ça, mes potes étaient tous en vacances, et je m'étais disputée à mort avec ma meilleure amie (sans raison particulière, à part "on a grandit et on est plus sur la même longueur d'ondes" ) et ça me rendrait très, très triste. Aaaaaah, l'adolescence et ses montagnes russes émotionnelles.

C'était donc un été vraiment, vraiment pourri, je m'ennuyais à mourir, j'étais triste et il faisait très chaud tout le temps, même la nuit. (Notez qu'à l'époque, internet n'était pas très répandu, ce qui aurait très certainement grandement amélioré mon état)
Mais, ma grand-mère avait le câble. Mes parents étant anti-télé (je pense que c'est la raison pour laquelle j'aime autant les films maintenant - je compense) , et ma grand-mère m'autorisant à regarder tous les films que je voulais et aussi tard que je le voulais ( pas si vieille école que ça, finalement) je regardais des films tout le temps. Vraiment tout le temps.



Et je suis tombée, un soir, sur "Presque célèbre", et ça a été une révélation.
L'histoire est chouette, mais ce n'est pas ça qui m'a le plus marquée. Ce qui m'a marquée, c'était la musique.

Le film se passe dans les années 70, et raconte l'histoire d'un ado de 16 ans qui veux devenir journaliste musical, et qui se retrouve embauché un peu par hasard par Rolling Stone magazine pour suivre un groupe de rock - Stillwater - sur une tournée. Sa mère est complètement barjo et super-coincée, sa soeur s'est barré quand il était gamin en lui laissant une pile de disques, et il est complètement amoureux d'une "groupeuse" (et non pas groupie, attention), elle-même complètement amoureuse d'un des membres du groupe (qui est évidemment marié). En plus de ça, il n'à que 16 ans, doit écrire pour Rolling Stone magazine (qui ne sait pas qu'il a 16 ans), sa mère lui met la pression pour qu'il rentre, le groupe ne répond pas vraiment à ses questions, bref c'est le bordel.

Il y a beaucoup, beaucoup de musique dans ce film. Je n'avais jamais été une grande fan de musique auparavant, mes parents n'en écoutaient pas vraiment, moi j'écoutais bêtement ce qui passait à la radio et ce qu'écoutaient mes copines.

Et en regardant ce film j'ai eu deux révélations :

- Je veux écouter de la musique. De la vraie musique. 
- Je veux remonter le temps et être une groupie dans les années 70.



Le deuxième point n'était certes pas possible, mais depuis ce jour je sus devenue passionnée de mode vintage.
Quant au premier point :  le lendemain, je suis allée chez le disquaire d'occasion de ma ville et j'ai acheté un CD des Who. A partir de là, je ne me suis plus arrêtée d'écouter de la musique, et maintenant, la musique joue beaucoup, beaucoup sur toute ma vie. Ça m'a permis de rencontrer des gens, de m'inspirer énormément. Si je n'avais jamais vu ce film, je ne sais vraiment pas ce que ma vie serait aujourd'hui, parce que la musique a été déterminante pour la suite... 


2. The royal Tenenbaums (la famille Tenenbaum)



Avance rapide jusqu'à l'été de mes 17 ans (un an plus tard) . Il faisait moins chaud que l'été d'avant, je m'étais réconciliée à la rentrée avec ma meilleure amie - mais ça n'était plus pareil - et malgré tout ça j'étais globalement dans un état aussi naze que l'été dernier, parce que je m'étais fait larguer par le mec avec qui j'étais à l'époque, que j'avais rencontré chez le disquaire chez qui j'allais régulièrement depuis que j'avais vu "presque célèbre", et dont j'étais tombée amoureuse parce qu'on partageait une passion commune et dévorante pour la musique des années 70. Je le précise, parce que je ne l'aurais jamais rencontré sans avoir vu "Presque célèbre" et ce type a aussi pas mal influencé mes années à venir.

Bon, dit comme ça, ça à l'air vachement cool et romantique sauf que non, j'étais une gamine teubé et je me laissais traiter comme une merde parce que j'étais amoureuse, et lui se la pétait à mort parce qu'il savait jouer "smoke on the water" (mal) à la guitare ; on était sortis ensemble pendant l'année scolaire et il m'avait larguée au début des vacances parce que l'été, les meufs en maillot de bain tout ça tout ça (je précise qu'il est resté célibataire pendant 6 mois, jusqu'à ce qu'il revienne me voir vu qu'il trouvait personne d'autre, et que je retombe évidemment dans le panneau, et ça a continué comme ça pendant deux ans, pendant lesquels on a dû rompre au moins 18 fois) (Je l'ai revu il y a quelques mois et maintenant il est beaucoup moins con et il sait bien jouer de la guitare mais je le vois toujours comme un minable) 


J'étais pas au top de ma forme, et cet été là je ne travaillais pas (parce que lui travaillait, et que je m'étais dit que si je ne travaillais pas on passerait plus de temps ensemble - quelle conne j'vous jure) donc je m'ennuyais aussi beaucoup. Mais j'avais une copine qui était restée pour l'été et qui s'ennuyait tout autant que moi, et un soir, on est allées au vidéo-club (oui on allait encore au vidéo club à l'époque, ça me manque d'ailleurs) et on a pris plusieurs films au hasard, et puis on est allée chez elle (ses parents n'étaient pas là) et on a bu du mousseux pas cher avec des dolirhumes ( parce qu'il y a écrit "ne pas prendre en conduisant" sur la boîte donc on avait pensé qu'on allait planer) (mais en fait pas du tout) (putain on est vaiment teubés à 17 ans) ( Après " Presque célèbre" je pensais que la drogue c'était cool) et on a regardé tous les films qu'on avait pris, et dans le lot, il y avait : The Royal tenenbaums. Et là encore ça a été un choc.

C'était le premier film que je voyais de Wes Anderson, et depuis ce jour je suis complètement accroc, bien que pour moi, aucun n'égale celui-là. En fait, ça a été le premier film qui m'a fait comprendre que le cinéma, ce n'est pas juste raconter une histoire. C'est aussi une esthétique. Voir ce film m'a ouvert les yeux sur "l'image" : le cadre, les couleurs, les motifs. Wes Anderson a une esthétique vraiment à lui, vraiment particulière, et cette esthétique là m'a tellement marquée qu'elle m'influence toujours aujourd'hui. Ce serait trop long d'expliquer comment, mais souvent, quand je galère sur un truc, je me dis "Si c'était pour "The royal Tenenbaums", tu ferais quoi ?"



L'histoire aussi m'avait vraiment beaucoup beaucoup plus : c'est une famille, dont les enfants étaient tous des petits génies à des niveaux différents : inventeurs, dramaturges, sportifs de haut niveau... Sauf que maintenant, ils sont adultes, des vies minables, ils sont tous dépressifs et leur life part en cacahuète, leurs parents ont divorcé et ils ne se parlent presque plus. Jusqu'au jour ou le père décide de faire semblant d'avoir une maladie grave pour tenter de réunir tout le monde, ce qui ne marche évidemment qu'à moitié. Au milieu de tous ça, un des gamins est amoureux fou de sa soeur (sauf que ce n'est pas sa soeur biologique, mais une gamine que ses parents ont adoptée) (donc tout le monde trouve ça quand même bizarre qu'il soit amoureux de sa soeur) (et dit comme ça, ça sonne bizarre, mais dans le film, ça passe tout seul et t'y croit à mort) Elle, elle est mariée à un vieux avec qui elle s'emmerde, et elle passe sa vie dans son bain, à fumer des clopes et à regarder la télé. 

"The royal Tenenbaums" fait partie, et de loin, de mes films préférés. Et il a changé ma vie parce que ce film m'a fait comprendre ce que c'est d'avoir une "patte", et je n'ai plus jamais regardé un film de la même manière. Et cette esthétique là m'influence pour tout (y compris pour la déco de chez moi). 

Bon, on peux passer aux autres films et je vous promet que je raconte moins ma vie pour les prochains, mais pour les précédents j'étais obligée tellement ils ont été déterminants...



3. Edward aux mains d'argent



Evidemment, j'étais amoureuse de Johnny Depp (mais sérieux, qui ne l'était pas) mais ça n'à rien à voir.

En fait, le film en soi ne m'a pas tant marqué que ça, même si je l'ai beaucoup aimé. C'est plus que lorsque je l'ai vu, je n'avais quasiment jamais vu de films de Tim Burton, à part "L'étrange Noël de Mister Jack" (que j'ai adoré aussi soit dit en passant) , et que j'ai tout de suite accroché avec l'esthétique de Tim Burton, et en particulier de ce film là (je me suis tapée toute la filmographie dans la semaine suivante).

Mais surtout, après le film, il y avait un documentaire sur Tim Burton . J'avais adoré le film et son esthétique, et le documentaire m'a montré l'envers du décor.
Pendant que je regardais le documentaire, je me souviens très bien que je me suis dit "OK. C'est ça que je veux faire. Je veux travailler dans le cinéma." À ce moment-là, je voulais plutôt faire des décors, parce que ça me semblait être l'élément essentiel de l'esthétique d'un film, ce qui lui donnait sa touche particulière. Après, j'ai un peu changé de cap, mais pas tellement. Aujourd'hui, je travaille pour le ciné (entre autres) et mon boulot joue beaucoup dans l'esthétique d'un film. Sans ce film, je ne sais vraiment pas si j'aurait fait ce choix de carrière ; peut-être que ça serait venu d'une manière ou d'une autre, peut-être pas. Mais le jour ou j'ai vu "Edward aux mains d'argent", j'ai décidé ce que j'allais faire de ma vie.

4. Les amants du cercle polaire



Je vais essayer de vous raconter l'histoire du film, mais je vous prévient, c'est pas gagné, parce que la construction du film n'est pas vraiment linéaire.

Otto et Anna sont deux gamins qui vont à la même école, et qui partagent un gros point commun : leurs prénoms sont deux palindromes, ce qui veut dire qu'ils se prononcent de la même manière que tu les lises à l'endroit ou à l'envers. Mais le point commun ne s'arrête pas là, puisque le père de l'un et la mère de l'autre se mettent ensemble, et ils deviennent donc frères et soeurs. Ce qui devient vite compliqué, puisque évidemment, ils tombent amoureux ( Oui, deux des films qui ont changé ma vie on des histoires de frère et soeurs amoureux mais pas incestueux puisque pas vraiment frères et soeurs biologiques. C'est tordu, un bon psy trouverait certainement ce que ça veux dire, mais en tout cas rassurez vous, je n'ai pas d'histoires de ce genre avec mes frères) . La vie continue, ils deviennent adultes, et leur vie n'est qu'une succession de coïncidences et de hasards de dingues qui les séparent, ou qui les rapprochent. 

Ce film a beaucoup influencé ma vie pour plusieurs raisons :

- Je suis depuis ce jour complètement obsédée par le cercle polaire, ce qui est une des raisons pour lesquelles je suis allée en Islande.

- Après ce film, j'ai développé une fascination pour le hasard et les coïncidences. 
On est des milliards d'êtres humains sur terre, on fait plein d'actions qui ont plein de répercussions, et tout ça est un immense chaos incohérent. Mais parfois, au milieu de cet immense bordel, il y a des coïncidences incroyables, tellement hallucinantes que tu en viens presque croire à un Dieu ou à quelque chose du genre (je dis bien : presque) . Depuis ce film, j'ai un carnet ou je note les coïncidences et es hasards qui m'arrivent. Je ne sais plus le nom de cette expérience, mais en gros, plus tu remarques et met à l'écrit les coïncidences de ta vie (même les trucs super courants) , plus il t'arrive de coïncidences. Ce n'est pas de la magie, c'est simplement que tu entraînes ton cerveau à reconnaître certains types de schémas répétitifs, et donc tu as l'impression que ta vie entière est faite de coïncidences (j'explique très mal parce que je suis pas neurologue ou je sais quoi mais vous avez saisi l'idée) C'est assez bluffant et vachement marrant. 

- Aussi - et ça peut paraître contradictoire - avant ce film, je pensais que les choses arrivaient pour une raison, que tu rencontrais des gens pour une raison, que le destin était un truc de dingue, et que si telle ou telle chose était ton destin, ben tu pouvais pas y faire grand-chose. Ce film est justement basé là-dessus : ils leur arrivent tellement de trucs incroyables, que c'est forcément le destin qui a fait en sorte de les séparer -ou des les réunir .

Sauf qu'après ce film, j'ai compris qu'il n'y a pas de truc comme le destin. Il y a des hasards et des coïncidences, mais ce sont que ce qu'ils sont : des hasards et des coïncidences. Ils n'ont une signification et de l'importance que si tu décides de leur en donner.  Rien n'est écrit à l'avance, rien n'est pré-déterminé et rien n'arrive pas que ça DOIT arriver. La vie est un immense chaos, tu ne contrôles certes pas grand-chose, mais il n'appartient qu'à toi de changer ce que tu crois être ton destin.



( Et j'imagine que vous ne serez pas plus surpris que ça si je vous dit que j'ai justement vu ce film pendant une des dizaines de ruptures avec le mec dont je parlais plus haut. Je croyais qu'on était faits pour être ensemble, que c'était le destin qui avait fait qu'on se rencontre, parce qu'il y a eu des coïncidences assez ouf. J'ai pigé que non, que je voyais des coïncidences parce que je voulais en voir, et que c'était un abruti. Je me suis quand même remise avec après. J'étais jeune et bête.)


5. The machinist



Ce film me hante, et je ne sais pas pourquoi. Et je ne l'ai même pas vu en entier. J'ai commencé à la regarder, et je me suis sentie tellement mal que j'ai arrêté et que j'ai jamais voulu le revoir.
Mais j'y pense très souvent, parce que je ne sais pas vraiment pourquoi j'étais tellement bouleversée par ce film que j'ai été obligée de l'arrêter tellement je me sentais mal. Il faut que je le revoie, mais j'ai peur. Ça n'a pas vraiment influencé ma vie, en fait, mais il a quand même sa place dans cette liste, parce que je n'ai tellement pas compris pourquoi il m'était juste impossible de continuer à regarder ce film, que ça m'a fait comprendre qu'on ne se connaît pas si bien que ça. 

6. Orange mécanique



Ce que ce film m'a fait comprendre, c'est que selon la manière dont on te présente les choses, tu peux arriver à éprouver de la sympathie - et à carrément prendre le parti - de la pire des ordures. A la fin du film, je voulais juste qu'Alex redevienne le psychopathe qu'il était au début. Parce que le film est tellement bien foutu. Donc, ce film m'a fait piger  ce truc essentiel : quand on te raconte une histoire, on ne ta raconte pas une histoire figée et immuable. On ta raconte la vision d'une personne d'une histoire. Et la façon dont est racontée cette histoire change complètement la donne. Donc, toujours avoir du recul sur ce qu'on te montre, sur ce qu'on te raconte. Tout est subjectif, et avec les bons moyens, tu peut finir par être d'accord avec des trucs qui t'auraient fait bondir une heure avant.


Aussi : la violence fascine tout le monde. Quoi qu'on en dises, on est tous attirés par la violence à un moment ou à un autre. Être violent, c'est une autre histoire, bien entendu.

7. Matrix



Je sais, je ne fait pas preuve d'une grande originalité. Mais Matrix m'a fait comprendre que la réalité est subjective. Non, je ne pense pas que nous sommes tous endormis dans un espèce d'utérus artificiel pendant qu'on nous balance une réalité alternative  dans le cerveau, mais : on est des humains, et donc la réalité est subjective. Questionnes tes certitudes, ne prends rien pour acquis.

Et aussi : il n'y a pas de destin. Les choses arrivent parce que tes actions, tes pensées, tes désirs, tes forces et tes faiblesses font qu'elles arrivent, mais tu restes, dans une certaine mesure, maître de ce qui t'arrive. Parce que tout est une question de choix : ou tu acceptes ta vie telle qu'elle est en étant moyennement satisfait, ou bien tu décides de prendre des risques et d'aller vers l'inconnu, même si ce ne sont pas forcément des bonnes choses qui t'attendent. Pilule rouge ou pilule bleue.

Et enfin, après avoir vu Matrix, j'ai voulu devenir hacker. Evidemment je ne l'ai jamais fait, je ne bosse même pas dans l'informatique et j'ai des connaissances limitées, mais ça a éveillé mon interêt pour l'informatique. 

8. Eternal sunshine of the spotless mind



Mis à part que j'ai pu constater que Jim Carey était capable de faire autre chose que des comédies, j'ai surtout pigé que Oui, il y a des gens et des souvenirs dont tu te passerais bien. Mais ces souvenirs font la personne que tu es aujourd'hui, et tes expériences, bonnes comme mauvaises, t'ont appris des choses. Si tu effaces ces souvenirs, il y a de fortes chances pour que tu refasses les mêmes conneries. 
Il y a presque toujours, dans ton histoire sentimentale la plus pourrie, des moments et des choses qui ont été vraiment bien, et que tu ne regrettes pas d'avoir vécues. Et des fois, ces moments-là et ces souvenirs là, tu ne les oublierais pour rien au monde, même si ça voudrait dire aussi oublier les choses pourries. 
En gros : tu ne peux pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Et à jouer avec le feu, on se brûle, et c'est pas cool, mais au moins t'es au courant, maintenant. 


(Devinez qui a vu ce film après une rupture ?)

9. Hedwig and the angry inch



C'est l'histoire d'un môme qui vit eà Berlin Est, à l'époque ou c'était pas cool de vivre à Berlin Est. Il aime la musique, il veut devenir chanteur. Il grandit, il est homosexuel et tombe amoureux d'un soldat américain, qui veut le ramener aux states et le couvrir de cadeaux. Sauf que pour aller aux states, il faudrait qu'ils soient mariés. Et ce sont deux hommes. Donc compliqué. Donc il se fait opérer pour devenir une femme. L'opération ne se passe pas vraiment bien, mais assez pour arriver à se marier et partir en Amérique avec son soldat. Qui le largue très rapidement. Mais tant pis, il ( elle à présent ) monte un groupe, se fait entuber par plein de gens, et surtout, se cherche. 

La B.O est génialissime. 

Curieusement, ce qui m'a marquée dans ce film n'est pas l'histoire d'amour (pas celle avec le soldat, ça c'est juste ce qui l'a amené aux US, mais une autre, mais vous n'avez qu'à voir le film bon sang) et le message de "on a tous son âme soeur quelque part mais même si tu la trouves ça marcheras pas forcément" . Ce qui m'a marquée, c'est : Tu débarques dans la vie, à ta naissance, avec un bagage : ta famille, ton pays, ton sexe, ton rang social, etc. Mais tout ça n'est pas déterminant. Ouais, si tu veux autre chose, ça va être compliqué, tu vas en chier, mais si tu veux, tu peux. 

Et tout particulièrement, une phrase d'une des chansons du film qui me touche toujours dès que je l'écoute : 


I look back on where i'm from

Look at the woman i've become

And the strangest things
Seem suddenly routine


Qu'on peut traduire par : 

Je regarde d'ou je viens
Je regarde la femme que je suis devenue
Et ces choses les plus bizarres
Qui semblent soudainement normales

Que je comprend comme : il y a des choses dans ta vie actuelle qui t'auraient semblé impossibles, improbables quelques années auparavant. Mais tu as fait ce que tu devais faire, et finalement, maintenant, c'est juste ta vie quotidienne. Donc, ce qui te semble impossible et irréalisable aujourd'hui ne l'est pas forcément, si tu te donnes les moyens. 

Ecoutez moi cette chanson tout de suite. 



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10.  Buffy contre les vampires



Je sais, c'est pas un film. Mais je regardais Buffy contre les vampires quand j'avais 14 ans (et en cachette, parents anti-télé rappelez vous) et je ne me rendais pas compte sur le moment, mais ça m'a beaucoup, beaucoup influencée. Parce que Buffy, c'est pas juste une histoire de vampires et d'une petite nana amoureuse d'un vampire. 

Buffy, c'est aussi et SURTOUT une des premières héroïnes télévisuelles qui : 

- Se bat. Beaucoup. Tout le temps. Et la plupart du temps, elle gagne.

- Qui se prend des méchants coups dans la gueule, mais qui se relève toujours. Elle ne pleure pas parce qu'elle a mal mais elle se relève, enlève la terre de son pull en angora et elle rend les coups deux fois plus.

- Elle sort la nuit. Pas pour aller en boîte, pas pour aller boire des milk-shake avec ses copines, mais pour affronter du danger. Et elle le sait, elle sait qu'elle va en prendre plein la gueule, mais elle y va quand même.

- Qu'est quand même super-forte, et qui s'entraîne pour. Oui, une partie de sa force et tout ça lui est conférée par son statut d'élue, mais quand même, elle s'entraîne vachement, elle sue sang et eau pour être une méga Badass.

- Et qui déboîte des machoires en balançant des blagues. Je veux dire, suprême classe quand même.

- Dont la meilleure copine est homo. Pour une série américaine pour ado, c'était quand même costaud.

- A des méga-responsabilités. C'est l'élue, merde. C'est quand même grâce à elle qu'on a pas des vampires qui traînent sous nos fenêtres tous les soirs.

- Qui couche avec des vampires (et qui a des amis vampires) Au-delà du côté "j'aime les bad boys" , c'est aussi: Oui, on est différents, oui, on est un peu supposés être ennemis suprêmes, mais tant pis, en fait je t'aime bien. 

En gros, Buffy, ça changeait radicalement des autres films et séries pour ado qu'on avait à la télé à l'époque, qui montraient toujours des nanas super stéréotypées, et aux choix assez limités : si t'es jolie, t'es bête et superficielle. Si t'es forte et courageuse, tu es une machine de guerre sans sentiments ; si tu es drôle, c'est que t'es moche et qu'il faut bien que tu compense comme tu peux , etc...

J'avais tellement d'admiration pour elle que j'ai compris qu'en tant que femme, tu n'es pas condamnée à rentre dans des cases prédéfinies. Tu peux être super forte (et même plus forte que tous tes mecs réunis) , tu peux prendre des risques, de te faire mal, te battre, affronter les dangers, être jolie et super sapée tout en ayant du répondant, de l'humour et un crochet du droit tout à fait honorable. 

La série à plein de défauts, mais quand j'entend la musique du générique j'ai toujours des frissons, et je vouerais toujours un respect éternel à Buffy contre les vampires pour m'avoir montré qu'on peut être une femme et une super Badass.






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9 commentaires:

  1. Bonjour,
    j'ai trouvé une méga coincidence ... Je parle de Buffy dans mon dernier article aussi ... C'est grave docteur ?
    Sinon, beaucoup de films cools ... quant à la musique ...
    (bon, ça change de la couture, certes ... mais ça donne envie se faire un we ciné sous la couette avec tricot (ma drogue), despé (alcool) et pop corn (la bouffe c'est un peu comme le sexe non)).
    &mon chéri vient de me laisser un mail ... Il a trop méga envie de voir le dernier Astérix.
    je sens que je vais pleurer ... (et me refaire Orange Mecanique suivi de l'intégrale de Buffy !!)
    Merci pour cette sélection de films cultes !

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  2. Oh comme c'est chouette d'en savoir un peu plus sur la-dame-derrière-l'écran !
    Et je plussoie tellement Buffy même si je n'ai vraiment découverte cette série qu'au début de mes années facs (absence de télé à la maison oblige...) pour la diversité et la profondeurs des thèmes abordés sous ses apparences de série pour ados avec des vilains pas beaux...

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  3. Sympa ce petit article, c'est intéressant comme tu fais le lien entre ta vie et l'influence que ces films ont eu sur celle ci. il y a plein de film que je ne connaissais pas et tu m'a bien donné envie de le découvrir.
    Merci

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  4. Très chouette cet article. J'ai une grosse envie de ciné tout d'un coup!

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  5. Cet article est juste génial! Je regrette aussi les video clubs, et moi aussi Buffy a changé ma vision de la vie! Du coup ça me fait penser aux films qui m'ont bouleversé dans le bon ou le mauvais sens! Alors merci pour ça :)

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  6. J'aime bien l'univers de Wes Anderson. Mais la famille tannenbaum ne m'avait jamais attiré. Et là, de lire ce que tu as écrit, va me le faire télécharger dès maintenant. Je trouve aussi qu'il à une esthétique propre à lui, qui le rend de suite reconnaissable.
    Bon, sinon, je viens seulement de découvrir ton vlog, alors je vais aller continuer ma lecture :)

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  7. Waouh ben quel article, je découvre ton blog et j'aime beaucoup ta plume et là je vais filer voir tes diy pour m'inspirer pour ma maison ;) en tout cas j'ai vu seulement orange mecanique dans ta liste mais les autres m'intriguent beaucoup, par contre je suis encore en train de cogiter par rapport au fait qu'il n'y a pas de destin, je suis à moitié d'accord mais je regarderai le film je verrai si ça m'éclaire la dessus :)

    L'an dernier je devais me présenter devant ma classe , mais une presentation longue, ou je parlais de ma vie , de mes choix etc... et j'arrêtais pas de dire que j'avais fait telle chose, par hasard , au départ je pensais que ça l'était puis en fait, on m'a fait remarqué que pas du tout, alors je sais plus quoi penser. Moi je suis persuadée que notre vie est guidée par une intuition, bizarrement chez moi elle marche très bien je sais pas t'en penses quoi ?

    Allez je file pour la bricole et peut être que t'arriveras à me donner envie de coudre ( même si je suis pas trop patiente ^^)

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  8. Merci pour ces supers films: autre site pas mal: http://www.idee-film.com

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  9. Plutôt fun comme article, merci de nous avoir partagé tout ça :)

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