L'italie et moi, on n'avait pas de très bon rapports. J'ai grandi pas loin de Vintimille, et donc pour moi l'Italie c'était des bouchons + un marché bondé ou tu peux pas ramener de contrefaçons sinon tu finis en prison + BONUS pour les clopes et l'alcool pas cher. Et puis j'ai pris Italien en deuxième langue au collège, parce que je savais déjà dire quelques mots et que c'était toujours ça de pris par rapport à l'espagnol et que j'étais déjà flemmarde à l'époque. On a fait des voyages scolaires là bas, et j'étais tombée dans une famille d'acceuil super catholique super bizarre BREF c'était pas l'éclate, en plus le tout était dans une petite ville moche et triste et il faisait froid. Donc, jusqu'à présent l’Italie et moi c'était pas vraiment le grand amour.
(Sauf pour la bouffe, hein, là respect éternel quand même)
Et puis le hasard et les billets trop chers pour aller à Prague on fait que j'ai passé un week-end à Turin... Et j'ai changé d'avis sur l'Italie. Parce que Turin, en fait, c'est chouette. C'est jeune. C'est branché. C'est un peu intello-bobo sur les bords, mais juste ce qu'il faut, sans prise de tête. Ça bouge. Et ça reste historique, un peu brut, un peu crade. Bref, c'est pas une ville qui se la pète et c'est pas une ville ou tu t'ennuies.



